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Histoire

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La fédération de notre sport favori est la FFTA - Fédération Française de Tir à l'Arc. Cette fédération a en charge la promotion, le développement et la gestion de la pratique du tir à l’arc en France.  Elle est autonome depuis 1928 mais voit le jour en tant que Compagnie d’Arc de l’Ile de France  en 1899 dans le cadre de la préparation des Jeux Olympiques organisés à l’occasion de l’exposition universelle de Paris en l'an 1900.
 
Mais L'histoire des archers remonte à bien plus loin.
 
Le premier peuple connu pour avoir utilisé des arcs et des flèches sont les anciens Egyptiens qui ont adopté le tir à l’arc vers 3'000 av. J-C pour la chasse et à des fins guerrières, mais le tir à l’arc date probablement de l’Age de Pierre (env. 20'000 av. J-C) selon certaines découvertes comme :
- Des pointes de flèches datées de plus de 50 000 ans (trouvées à Bir-el-Ater, en Algérie dans la région de Tebessa, près de la frontière tunisienne)
- Une découverte à Mannheim-Vogelstang en Allemagne, d'un vestige interprété comme un fragment de petit arc datant de 14 680 ± 70 ans avance notre âge.
- Dans la tourbière de Stellmoor en Allemagne, des fragments d'arcs et de flèches dont le site a été site a été daté par le radiocarbone entre 12 680 à 11 590 ans avant notre âge.
Il a également été découvert :
- La présence de peintures représentant des archers sur des sites en Tassili en Afrique, au cœur du Sahara, verdoyant et boisé il y a 5 à 8 000 ans.
- Des arcs mésolithiques, trouvés dans les années 1940 dans le marais de Holmegård au Danemark (env. 6 000 av. J.-C.)
 
Dans les principaux faits historiques relevant des archers et du tir à l'arc, l'ont peut citer :
 
- Saint-Sébastien : IIIe siècle
Extrait de l'ouvrage "La vie des Saints" datant du 19è siècle
 "Martyr du 3ème siècle, St Sébastien, né à Narbonne, était originaire de Milan, où il fut élevé. Il quitta cette dernière ville pour aller à Rome. Il embrassa la profession des armes et fut élevé aux charges militaires. Ses premières vues n'avaient pas été pour cette profession; et il en eut toute sa vie de l'éloignement; mais le cher désir de servir les chrétiens dans les persécutions qu'on leur suscitait l'emporta sur son inclinaison. Comme en qualité de soldat il n'était point suspect, ses actions étaient moins observées, et il se conservait par là une plus grande liberté de vaquer aux oeuvres de charité sans donner ombrage aux païens. Il visitait ceux qui étaient dans les prisons pour la foie et les encourageait à souffrir. Il convertit même plusieurs idolâtres, qui reçurent le baptême, et furent couronnés par le martyre.
 
Dioclétien, devenu maître de l'empire, étant venu à Rome en 285, prit Sébastien en affection et lui donna la charge de capitaine de la première compagnie des gardes qu'il voulait laisser à Rome : ce saint s'était conduit avec tant de discrétion, que personne ne le soupçonnait encore d'être Chrétien. Il continua donc de servir l'église de Jésus-Christ comme il avait commencé; et pendant une violente persécution qui s'éleva contre les fidèles de Rome, plusieurs, encouragés par ses exhortations pleines de zèle, eurent le bonheur de mourir pour Jésus-christ. Pour lui, il était toujours prêt à les suivre, et il n'attendait que le moment où il plairait à Dieu de le faire connaître : c'est ce qui arrive en l'an 288.
 
On découvrit qu'il était Chrétien, et que c'était lui qui affermissait les autres contre la crainte des supplices et de la mort. L'empereur en fut averti. Il le fit venir et lui reprocha son peu de reconnaissance pour les bienfaits qu'il avait reçus de lui. Sébastien lui répondit qu'il n'avait point cessé de faire des prières pour sa personne et pour l'empire; mais qu'il les avait adressées à Dieu qui est au ciel, et à Jésus-Christ, et non à des idoles et à des pierres. Dioclétien, irrité de cette réponse, le mit entre les mains de ses archers et donna ordre qu'il fut attaché à un poteau et percé de flèches; ce qui fut exécuté sur-le-champ. On le laissa pour mort mais un sainte femme nommée Irène, qui vint pour l'enterrer, le trouva encore vivant: elle l'emmena dans sa maison où il fut en peu de temps guéri de toutes ses blessures.
 
Les Chrétiens qui venaient le voir le conjuraient de se retirer; mais il n'en voulut rien faire. Après avoir invoqué le secours de Dieu, il alla se placer sur un escalier par où l'empereur devait passer; et s'étant présenté devant lui, il lui reprocha avec liberté l'injustice qu'il commettait en persécutant les Chrétiens comme des ennemis de l'état, eux qui étaient les plus fidèles sujets, et qui priaient sans cesse pour sa prospérité; Dioclétien, qui le croyait mort, fut fort surpris de le voir, et pouvait à peine en croire ses yeux; mais le saint l'assura que c'était lui-même; que Jésus-Christ lui avait rendu la vie, afin qu'il vint protester devant tout le monde que c'était une extrême injustice de persécuter les chrétiens. L'empereur, ne pouvant soutenir de tels reproches, le fit assommé à coups de bâtons et son corps fut jeté dans un cloaque. Une femme chrétienne l'en retira et lui donna la sépulture. On bâtit depuis une église sur son tombeau."
 
- Début du Moyen âge : Ve  au VIIIe siècle
465 - Ce n'est qu'un peu avant Clovis que l'arc a été adopté par les Francs à la guerre, mais son utilisation n'a été généralisée qu'avant la fin du VIIIe siècle. L'arc était vu comme une arme de classe inférieure.
Charles 1er  dit Charlemagne ou Charles le Grand (roi de 768 à 814) demanda que ses soldats soient armés d'une lance, d'un bouclier, d'un arc avec deux cordes et douze flèches.
 
 
- La Chevalerie d'arc : IXe au XIe siècle
814 - À la mort de Charlemagne, ces ordonnances qui régissent l'équipement tombent en désuétude, mais les invasions des Normands qui excellent au tir à l'arc redonnent vie à cette arme.
Sous Charles Le Chauve ( petit fils de Charlemagne, roi des Francs de 840 à 877), l'évêque de Soissons fait le vœu de faire venir des reliques de Saint-Sébastien ( saint patron des Archers fêté le 20 janvier par chaque Club ou Compagnie ) dans son diocèse. Il charge Chevaliers et Archers armés de la Compagnie d'Arc de Soissons de cette mission. Les reliques sont rapportées aux abbayes de Saint-Médard et de Saint -Waast, ce qui est à l'origine de la "Chevalerie d'Arc". C’est à cette époque que fût créée une garde armée chargée de veiller sur les reliques du saint: la Confrérie de Saint Sébastien.
 
- Fin du moyen âge : XIIe au XVe siècle
Lors de la Guerre de Cent Ans, les Anglais ont appris à utiliser l'archerie comme élément de domination tactique avec leurs arcs droits. Des tournois, avec des récompenses pour les vainqueurs, étaient organisés pour encourager les archers.
Ce ne fut qu'à la fin de la guerre de Cent Ans qu'on songea en France à revenir à la pratique de l'arc. Charles V réorganisa et encouragea les compagnies et s'efforça de renouveler leurs privilèges.
1380 - A sa mort, l'aristocratie persuada Charles VI de limiter la puissance des compagnies en limitant le nombre d'archers dans chaque ville.
1415 - A Azincourt, les archers anglais montrèrent une fois de plus leur supériorité sur  la chevalerie française.
1439 - Charles VII  réforma les organisations militaires : le 2 novembre 1439, il crée les compagnies d'ordonnance, corps de cavalerie permanente. Chaque compagnie est composée de cent gentilhommes, dont chacun est suivi par deux valets et trois archers montés.
1448 - Charles VII crée les Compagnies de Francs-archers. Exemptées d'impôts et entretenues par les villes, elles ont un rôle de défense des cités.
 
Au cours du XVe siècle se développe en France et dans le reste de l'Europe, le tir à l'arc se transforme en jeu d'adresse. Il était organisé chaque année, au printemps, les jeux du papegai (ou papegault) consistant à atteindre une cible, représentée sous la forme d'un oiseau, accroché en haut d'un mât ou au sommet d'une tour. Le vainqueur est désigné "Roy du papegay" pendant une année entière. Ce dernier bénéficiait pendant "son règne" de privilèges fiscaux.
 
- Dissolution des archers de guerre : XVIIIe siecle
1789 - Par décret de l'assemblée nationale, suite à la Révolution française, les compagnies d'arc sont dissoutes. La grande majorité des archers sont alors affectés à la garde nationale. La Chevalerie d'arc reforme des compagnies mais sans statuts militaires.
 
- Le tir à l'arc du XIXe siècle à nos jour
1850 - les compagnies se regroupent en familles. Par la suite, en France, les compagnies prendront le statut d'associations loi de 1901.
1899 - Création de la Compagnie d’Arc de l’Ile de France 
1900 - 1ere représentation du Tir à l'arc aux jeux Olympiques à PARIS : Tenue dans le bois de Vincennes durant l’été, la compétition olympique de tir à l’arc comportait six épreuves: tir au cordon doré (33 mètres et 50 mètres); tir au chapelet (33 mètres et 50 mètres), tir sur le Perche à Herse et tir sur le Perche à la Pyramide. Sur les 6 épreuves, la France obtient 3 médailles d'OR, 5 médailles d'ARGENT et 4 Médailles de BRONZE sur les 18 médailles, soit 2/3 des places des podiums.
1904 - Le tir à l'arc est encore représenté lors des JO à Saint Louis. aucun français n'est présent sur ces JO en tir à l'arc.
1908 - Seulement 3 épreuves en tir à l'arc lors des JO à Londres. Les Français occupes les 3 places du podium 50m hommes.
1920 - Avec 10 épreuves pour ces JO à ANTWERP, les français obtiennent 6 Médailles sur les 21 médailles possibles. Durant ces JO, 5 des 10 épreuves ne comptent que 2 participants et 2 épreuves 1seul participant.
 
De 1900 à 1920, les épreuves de tir à l'arc lors des JO se font selon les règles des pays organisateur, à défaut de fédération sur cette période.
 
L’archer le plus décoré de l’histoire olympique est le belge Hubert Van Innis, qui a concouru en 1900 et 1920, remportant six médailles d’or et trois d’argent. C'est également le premier Belge à remporter une médaille d'or olympique.
 
1931-  la première organisation internationale voit le jour en Pologne, où la France, la République Tchèque, la Suède, la Hongrie, l’Italie, la Pologne et les États-Unis créent la Fédération internationale de tir à l'arc (FITA), à laquelle adhèrent aujourd’hui 140 pays. L'une de ses missions sera de réintroduire le tir à l'arc aux Jeux olympiques.
 
1970 - l'IFAA (International Field Archery Association) voit le jour aux États-Unis. Son but : promouvoir le tir nature (field archery), proche de l'esprit de chasse. Elle est représentée en France par la FFTL (Fédération Française de Tir Libre), en Suisse par la FAAS (Field Archery Association Switzerland) et au Canada par la Fédération canadienne des archers (FCA).
 
1972 - Retour du tir à l'arc dans les JO, à MUNICH. Lors de cette édition, le tir à l'arc ne comporte qu'une seule épreuve masculine et une féminine sous la forme d'un tir « double FITA ».
 
1988 - Rajout des épreuves par équipe lors des JO à SEOUL. Depuis 1988, les Coréennes ont remporté l'intégralité des médailles d'or par équipes, et il n'y a qu'en 2008 à Pékin où la médaille d'or en individuel leur a échappé au bénéfice de la Chine.
 
1992 - Changement de forme des épreuves : tir olympique de qualification suivi de duels. Les matches des 32e, 16e et 8e de finales se déroulaient en six volées de trois flèches, les archers tirant simultanément, le temps alloué étant de deux minutes par volée.
Il est également créé à partir de 1992, les records Olympiques.
 
2008 - Modification des matchs : Les phases finales commencent en 32e de finale, où l'archer ayant fini premier du tir de qualification rencontre le 64e, le 2e rencontre le 63e et ainsi de suite. Les matchs se déroulent en quatre volées de trois flèches, chaque volée se faisant en tir alterné. L'archer remportant le duel participe au tour suivant, le perdant est éliminé, sauf en demi-finales, où les perdants se rencontrent lors du match pour la 3e place.
 
2012 - Modification des matchs : Chaque archer tire un maximum de cinq volées de trois flèches en tir alterné. Chaque volée est appelée set, l'archer avec le meilleur total du set marque deux points. Un point est marqué par chacun des deux archers en cas d'égalité. Le vainqueur du match est le premier à six points. Si les deux archers sont à égalité après les cinq volées, le match se joue sur un tir de barrage, la flèche la plus proche du centre l'emporte3.
 
2020 - Rajout d'une cinquième épreuve : le double mixte
 
 
 
 
 
 
 
 
Sources :
https://www.olympic.org/fr/jeux-olympiques
https://www.sports-reference.com/olympics/sports/ARC/
http://compagnie-arc-st-vrain.fr/wp/?page_id=45
https://worldarchery.org/fr/histoire-du-tir-larc
http://archers.grouchy.free.fr/Histoire/Histoire.htm